Newsletter juin 2019

Après la tempête

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après la tempête

Après les orages dévastateurs de samedi 15 juin dans la Drôme, la majorité des fruits sont à terre et la plupart qui sont encore sur les arbres sont marqués par les impacts…

Fort de ce constat alarmant, il en découle de nombreuses questions auxquelles il est encore trop tôt pour trouver des réponses.

Y-a-t-il encore un espoir de tirer un quelconque profit de notre récolte d’abricot 2019 ? Allons-nous ou pas honorer nos réservations ? Allons-nous ou pas embaucher des saisonniers ? Avons-nous besoin de la totalité de nos saisonniers ? A combien s’élève les dégâts et frais d’une telle catastrophe ? Allons-nous obtenir la calamité climatique ? Comment se protéger pour l’avenir ? Quel avenir pour notre agriculture ?

Notre travail aujourd’hui….

Face à ce désastre, notre travail ne s’arrête pas. Bien au contraire ! Notre saison 2019 semble compromise. Cependant, nous pensons d’ores et déjà à l’avenir. Nos arbres comptent sur nous !

Une ramasse des fruits est nécessaire pour retirer tous les abricots, jolis, abîmés, dévastés. Les fruits ne peuvent pas rester sur les arbres cela entraînerait des conséquences dévastatrices sur l’avenir de nos vergers. Si le fruit pourri sur l’arbre, il menace de proliférer des maladies qui peuvent être irréversible pour la bonne croissance des arbres.

grêle 2019

Des emplois menacés…

Le travail qui nous attend dans les prochains jours entraîne la question de l’emploi. Au vu de l’ampleur de la tâche, nous avons besoin de main d’œuvre. Avons-nous les moyens financiers pour leur garantir un salaire ?

La mobilisation de l’état…

Depuis samedi 15 juin, de nombreux représentant de l’état se déplacent dans les vergers drômois pour constater les dégâts. Outre l’annonce de « catastrophe naturelle », nous agriculteurs, nous attendons plus : la calamité climatique sera-elle prononcée ?

Les cotisations d’assurance représentent plus de 20% de notre chiffre d’affaire. Par manque de trésorerie, les probabilités d’une telle ampleur de perte quasi-nul et les conditions de contrat d’assurance impossibles à remplir, la majorité des agriculteurs choisissent de ne pas s’assurer pour ce type de catastrophe. C’est pourquoi, l’annonce de « catastrophe naturelle » n’apporte pas grand-chose à notre activité. Le dispositif ne couvre notamment pas la perte des récoltes. En revanche, si l’état officialise l’état de calamité climatique, les agriculteurs obtiendront des indemnités auprès des organismes.

Et pour demain…

Comment rebondir avec un climat de plus en plus menaçant d’année en année ?

A l’heure actuelle, nous savons que notre récolte 2019 est foutue. Il est encore trop tôt pour vous confirmer vos réservations. Nous n’allons pas vivre grâce à la saison 2019. Nous devons regarder demain. Nous n’avons pas dit notre dernier mot. Nous avons un gros challenge à relever. Nous sommes prêts à le relever.

bergeron grelés
Je goûte

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